La salle du trône du Palais royal de Phnom Penh illuminée de nuit

Visiter Phnom Penh : deux jours au confluent

Une ville posée là où le Mékong, le Bassac et le Tonlé Sap se rejoignent. On y vient pour le Palais royal et pour comprendre l'histoire du pays, on y reste pour le front de fleuve et les marchés.

La durée qui convient
2 jours
L'entrée du Palais royal
10 $
Fleuves au confluent
3
Une course en tuk-tuk
1-3 $

Les incontournables

Phnom Penh se visite à pied dans un périmètre restreint, entre le fleuve et le boulevard Norodom. Le reste se fait en tuk-tuk, pour un à trois dollars la course.

Le Palais royal et la pagode d'Argent. La résidence officielle du roi, construite dans les années 1860, dont une partie se visite. La salle du trône et ses toits à pignons dorés donnent la mesure de l'architecture khmère du XIXe siècle. La pagode voisine tire son nom des cinq mille dalles d'argent de son sol, dont quelques-unes restent visibles. Comptez deux heures, le matin de préférence, et une tenue couvrant épaules et genoux.

Le Musée national. Juste au nord du palais, dans un bâtiment de terre cuite rouge à cour intérieure. Il abrite la plus importante collection de sculpture khmère au monde, du préangkorien au postangkorien. C'est la visite à faire avant Angkor, pas après : elle donne les clés de lecture des temples.

Le Wat Phnom. La colline artificielle qui a donné son nom à la ville, surmontée d'un temple fondé au XIVe siècle selon la légende. Petit, très fréquenté par les Cambodgiens, et intéressant justement pour cela.

Les marchés. Le marché central, sous sa coupole art déco jaune de 1937, pour l'architecture autant que pour les étals. Le marché russe, au sud, plus dense et plus vivant, pour les textiles, l'artisanat et la cuisine de rue. Ce dernier est décrit dans la page Toul Tom Poung.

Vue aérienne de Phnom Penh au confluent du Mékong et du Tonlé Sap, avec les toits dorés d'une pagode au premier plan
Phnom Penh au confluent : le Tonlé Sap rejoint le Mékong au nord de la ville, et le Bassac s'en détache juste en aval.

Les lieux de mémoire

Tuol Sleng, l'ancien lycée transformé en centre de détention S-21 par les Khmers rouges, et Choeung Ek, le site d'exécution situé à quinze kilomètres au sud, constituent la visite la plus marquante de Phnom Penh. Ils demandent une journée entière et un minimum de contexte historique.

Ces deux lieux ne s'intercalent pas entre le Palais royal et un restaurant. Notre page mémoire des Khmers rouges donne le contexte, les horaires, l'ordre de visite et ce que la démarche exige. Le prendre au sérieux change complètement ce qu'on comprend du pays pour le reste du voyage.

Coupole art déco jaune du marché central Psar Thmei à Phnom Penh, guirlandes de fanions au-dessus de l'allée
Le marché central sous sa coupole art déco de 1937. On y vient pour l'architecture autant que pour les étals.

Deux jours, heure par heure

Deux jours à Phnom Penh se répartissent mal si l'on improvise. Voici l'ordre qui marche, et pourquoi il ne se change pas.

Premier jour, matin. Le Palais royal et la pagode d'Argent à l'ouverture, avant la chaleur et les groupes. Comptez deux heures. Le Musée national juste à côté ensuite : c'est la visite à faire avant Angkor, pas après, parce qu'elle donne les clés de lecture de la statuaire khmère qu'on retrouve sur les temples.

Premier jour, après-midi. Le marché central sous sa coupole art déco, puis le marché russe si le temps le permet. Fin de journée sur le front de fleuve, quand les familles cambodgiennes viennent s'y promener et que la lumière tombe sur le confluent.

Second jour, journée entière. Tuol Sleng le matin, Choeung Ek l'après-midi, avec l'audioguide sur les deux. Rien d'autre ce jour-là. L'ordre compte : S-21 explique qui étaient les personnes conduites au second site, et l'inverse prive la visite de l'essentiel de son sens.

Ce qui saute si vous n'avez qu'une journée : les marchés et le Wat Phnom. Ce qui ne saute pas : le Palais royal le matin, et les lieux de mémoire. Le détail de cette journée figure dans mémoire des Khmers rouges.

Où sortir et où manger

Le front de fleuve, Sisowath Quay
Le quai qui longe le Tonlé Sap, avec sa promenade, ses terrasses et ses restaurants. Très touristique, mais la lumière de fin d'après-midi sur le confluent et l'affluence des familles cambodgiennes venues s'y promener valent le passage. Les bateaux au coucher du soleil partent d'ici, autour de cinq à dix dollars.
BKK1Boeung Keng Kang
Le quartier des ambassades, à quinze minutes au sud. Cafés de spécialité, restaurants de toutes cuisines, bars discrets. C'est là que se concentrent les adresses les plus fiables pour dîner, et le secteur est décrit en détail dans la page BKK1.
Autour du marché russe
Plus cambodgien, plus vivant, avec une scène de cafés et d'ateliers portée par des indépendants. Les stands du marché servent des plats khmers pour un à trois dollars, jusqu'en début d'après-midi seulement.
Ce qu'il faut goûter
L'amok, poisson au curry doux et lait de coco cuit en feuille de bananier. Le lok lak, boeuf sauté servi avec riz et oeuf. Le kuy teav, soupe de nouilles du matin. Et le poivre de Kampot, qui accompagne à peu près tout et se rapporte facilement.
Charrette de cuisine de rue éclairée à l'ampoule le soir à Phnom Penh, avec des brochettes grillées sur un plateau
La cuisine de rue s'installe à la nuit tombée le long du fleuve. Un à trois dollars le plat, et le meilleur de la ville.

Se déplacer et dormir

Le tuk-tuk est le moyen de transport évident : une à trois dollars la course en ville, quinze à vingt dollars à la journée avec chauffeur. Les applications Grab et PassApp affichent le prix à l'avance et suppriment toute négociation, ce qui vaut mieux que de discuter à chaque montée.

Pour dormir, deux logiques. Le front de fleuve pour être au centre et à pied de tout, au prix du bruit nocturne. BKK1 pour le calme et les restaurants, à quinze minutes en tuk-tuk. Un bon hôtel central se trouve autour de cinquante à cent dollars, sujet traité dans hôtels de luxe.

Le Mékong au crépuscule à Phnom Penh, barges de transport sur l'eau sous un ciel violet
Le fleuve au crépuscule, depuis le front d'eau. Les barges descendent vers le delta vietnamien.

Questions fréquentes sur Phnom Penh

Que faire à Phnom Penh en deux jours ?

Une journée pour le Palais royal, la pagode d'Argent, le Musée national et les marchés, avec le front de fleuve en fin d'après-midi. Une journée entière pour Tuol Sleng le matin et Choeung Ek l'après-midi, qui demandent du temps et ne s'intercalent pas entre deux autres visites. Deux jours suffisent à la capitale sur un itinéraire classique.

Quel est le quartier le plus sympa à Phnom Penh ?

Boeung Keng Kang, dit BKK1, pour dîner et sortir : cafés, restaurants de toutes cuisines et bars discrets, à quinze minutes du centre. Le front de fleuve, Sisowath Quay, pour la promenade et la lumière de fin d'après-midi sur le confluent, malgré son côté touristique. Le quartier du marché russe pour une ambiance plus cambodgienne et plus vivante.

Combien coûte l'entrée du Palais royal ?

Environ dix dollars pour les visiteurs étrangers, entrée de la pagode d'Argent comprise. Le site ouvre le matin et ferme en milieu de journée avant de rouvrir l'après-midi : vérifiez les horaires sur place, ils varient selon les cérémonies officielles. Une tenue couvrant épaules et genoux est exigée, et le contrôle est effectif à l'entrée.

Comment se déplacer à Phnom Penh ?

En tuk-tuk, une à trois dollars la course en ville et quinze à vingt dollars la journée avec chauffeur. Les applications Grab et PassApp affichent le prix à l'avance, ce qui évite toute négociation. Le centre historique se parcourt à pied entre le fleuve et le boulevard Norodom, mais la chaleur limite vite les distances au-delà.