
Visa Cambodge : la carte claire pour séjourner, s'installer et investir
Quatre statuts couvrent la quasi-totalité des situations. Le mauvais choix ne se voit pas à l'arrivée : il se paie au premier renouvellement, quand il faut ressortir du territoire pour changer de catégorie.
- E-visa touristique, frais compris
- 36 $
- Type E à l'arrivée
- 35 $
- Extension EOS 12 mois
- 270 $
- Âge minimum du visa ER
- 55 ans
Choisir son visa en une minute
Le Cambodge délivre deux familles de visas à l'arrivée, pour un prix presque identique. Le Type T, touristique, dure 30 jours et s'arrête là : aucune extension n'est possible depuis le pays, il faut sortir et revenir. Le Type E, dit ordinaire, dure aussi 30 jours mais accepte ensuite des extensions EOS de 1, 3, 6 ou 12 mois, renouvelables indéfiniment sans quitter le territoire.
Cinq dollars séparent les deux à l'achat. Des centaines les séparent au bout de six mois, parce qu'un Type T impose un aller-retour en Thaïlande pour repartir à zéro. C'est l'erreur la plus fréquente et la plus chère du parcours.
01Vous venez trois semaines : e-visa ou visa à l'arrivée
02Vous restez plusieurs mois : Type E puis extension EOS
03Vous êtes retraité de 55 ans ou plus : visa ER
04Vous montez un projet d'investissement : statut QIP
Le prix d'un visa pour le Cambodge
Les montants ci-dessous sont ceux du département de l'Immigration, hors frais d'agence. Le visa touristique de type T coûte 30 dollars, en ligne comme à l'arrivée, et le visa ordinaire de type E 35 dollars. Ces tarifs ont été abaissés au 1er janvier 2025 : les montants de 36 et 42 dollars encore cités par beaucoup de guides correspondent à l'ancienne grille.
Les extensions EOS se paient ensuite au tarif de leur durée : 35 dollars pour un mois, 75 pour trois, 150 pour six, 270 pour douze. Le renouvellement du visa ER tourne autour de 300 dollars par an. La quasi-totalité des expatriés passe par un agent, qui facture 100 à 200 dollars l'opération et rend le dossier lisible en khmer.
Un dépassement de séjour se facture 10 dollars par jour, réglés à la sortie. Au-delà d'un mois, l'amende s'accompagne d'une procédure et parfois d'une interdiction de retour.

Le site officiel et les guichets d'arrivée
La demande en ligne passe par evisa.gov.kh, seul site gouvernemental. Le formulaire demande une photo d'identité récente et les informations du passeport. La réponse arrive par courriel sous trois jours ouvrés, au format PDF à imprimer ou à conserver sur le téléphone.
Le visa à l'arrivée s'obtient aux aéroports internationaux de Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville, ainsi qu'aux principaux postes frontaliers terrestres avec la Thaïlande, le Vietnam et le Laos. Prévoyez une photo d'identité et le montant exact en dollars : les guichets ne rendent pas toujours la monnaie et n'acceptent pas les riels.
Attention au point qui piège les circuits régionaux : l'e-visa n'est pas valable à tous les postes terrestres. La liste des points d'entrée autorisés figure sur le site officiel et change occasionnellement. Un circuit passant par le Laos se vérifie avant réservation.
La carte d'arrivée électronique, pas à pas
Le Cambodia e-Arrival est un formulaire à remplir sur téléphone avant l'embarquement. Il ne remplace pas le visa et le visa ne le remplace pas : ce sont deux démarches séparées, à faire toutes les deux. Il génère un code QR que l'agent d'immigration scanne à l'arrivée.
Des tablettes sont mises à disposition dans les aéroports pour ceux qui n'ont pas de téléphone, mais elles créent une file supplémentaire à la descente d'avion. Conservez le code QR hors ligne : le réseau n'est pas garanti dans la zone d'immigration, et un formulaire rempli mais inaccessible ne vaut rien.
La procédure complète, avec les points de vigilance sur la validité du passeport et la pénalité de dépassement, figure dans e-visa et visa à l'arrivée.

Les erreurs qui coûtent cher
Arriver avec un visa touristique quand on compte rester. Le type T ne se prolonge qu'une fois, d'un mois, et ne se convertit pas en statut long. Celui qui envisage de rester doit demander un visa ordinaire de type E dès le départ : c'est le seul qui accepte les extensions de trois, six ou douze mois. Se tromper à ce stade oblige à ressortir du pays pour repartir sur la bonne catégorie.
Payer son visa sur un site de revente. Une quinzaine d'intermédiaires reproduisent l'interface gouvernementale et facturent 50 à 80 euros un document qui en coûte 30. Le visa délivré est valable, mais rien ne justifie l'écart. Le domaine officiel se termine par .gov.kh : tout le reste est un revendeur.
Compter la validité du passeport depuis la mauvaise date. Six mois au-delà de l'expiration du visa, et non de la date d'entrée. Sur un séjour long avec extensions, l'écart se chiffre en mois et se découvre au guichet.
Laisser filer la date de sortie. Le dépassement se paie 10 dollars par jour, réglés au départ, à l'aéroport. Il n'y a ni tolérance ni négociation, et un dépassement long complique les demandes ultérieures.
Renouveler sans sortir du pays
Une fois entré avec un visa ordinaire de type E, le séjour se prolonge par une extension, sans quitter le territoire. Le dossier se dépose au département de l'Immigration, mais dans les faits il passe par un agent : l'expatrié confie son passeport à une agence, à un café ou à son propriétaire, et le récupère une semaine plus tard avec le tampon.
Ce n'est ni clandestin ni marginal, c'est le fonctionnement normal du pays. L'agent facture 100 à 200 dollars au-delà du tarif officiel de l'extension, et cette somme couvre le déplacement, la constitution du dossier et le suivi. La contrepartie est réelle : vous vous séparez de votre passeport pendant plusieurs jours.
Le détail des extensions et de leurs tarifs figure sur la page dédiée. Le principe à retenir ici est que la durée se choisit à l'avance : une extension de douze mois coûte nettement moins cher, rapportée au mois, que quatre extensions de trois.
Les formalités d'entrée
Le passeport doit être valable au moins six mois après la date d'entrée et comporter une page vierge. Aucun vaccin n'est exigé à l'entrée pour un voyageur venant d'Europe, mais l'hépatite A et la typhoïde sont recommandées, et le risque paludéen concerne les zones forestières de l'est.
Aucune assurance n'est réclamée au guichet, contrairement à plusieurs voisins de la région. Elle n'en reste pas moins indispensable : les cliniques privées exigent une avance de frais et une évacuation vers Bangkok se facture entre 15 000 et 40 000 dollars. Le sujet est traité dans le hub assurance.
Un billet de sortie est théoriquement exigible. Dans les faits, il est contrôlé par la compagnie aérienne à l'embarquement plus souvent que par l'immigration cambodgienne.
Questions fréquentes sur le visa cambodgien
Quel est le site officiel pour demander un visa pour le Cambodge ?
Le portail evisa.gov.kh, dont le domaine se termine par .gov.kh. Une quinzaine d'intermédiaires reproduisent son interface et facturent 50 à 80 euros un document qui en coûte 30 : le visa délivré est valable, mais rien ne justifie l'écart. Au-delà de 40 dollars annoncés, vous êtes sur un revendeur. Le paiement officiel se fait par carte, jamais par virement.
Quelles sont les formalités d'entrée au Cambodge ?
Un visa, obligatoire pour tous, un passeport valide six mois au-delà de l'expiration du visa avec une page vierge, et depuis le 1er septembre 2024 une déclaration d'arrivée électronique pour toute arrivée par voie aérienne. Aucun vaccin n'est exigé à l'entrée pour un voyageur venant d'Europe. Le dépassement de la durée autorisée se paie 10 dollars par jour au départ.
Comment remplir l'e-Arrival Cambodge en ligne ?
Sur téléphone, dans les jours qui précèdent le départ et après avoir réservé l'hébergement, dont l'adresse est demandée. Il faut le passeport et ses dates de validité, le numéro de vol et la date d'arrivée, l'adresse de la première nuit, le motif du séjour et un questionnaire sanitaire. Comptez cinq minutes. Enregistrez le code QR reçu en capture d'écran : le réseau n'est pas garanti dans la zone d'immigration.
Quel est le prix d'un visa pour le Cambodge ?
Le visa touristique de type T coûte 30 dollars sur le site officiel evisa.gov.kh comme à l'arrivée, et le visa ordinaire de type E 35 dollars. Ces tarifs ont été abaissés au 1er janvier 2025. Les extensions EOS se paient ensuite selon leur durée : 35 dollars pour un mois, 75 pour trois, 150 pour six et 270 pour douze. Comptez 100 à 200 dollars supplémentaires si vous passez par un agent, ce que fait la quasi-totalité des résidents.
Quel est le site officiel pour demander un visa pour le Cambodge ?
L'adresse officielle est evisa.gov.kh, gérée par le ministère des Affaires étrangères cambodgien. De nombreux sites privés en reproduisent l'apparence et revendent le même document 50 à 80 euros. Le paiement officiel se fait par carte bancaire et le visa arrive au format PDF sous trois jours ouvrés.
Quelles sont les formalités d'entrée au Cambodge ?
Un passeport valable au moins six mois après l'entrée, avec une page vierge, un visa obtenu en ligne ou à l'arrivée, et une photo d'identité récente pour la demande sur place. Aucun vaccin n'est obligatoire depuis l'Europe et aucune assurance n'est contrôlée au guichet, même si elle reste indispensable en pratique. Un billet de sortie peut être demandé, le plus souvent par la compagnie aérienne.
Comment obtenir un visa à l'arrivée au Cambodge ?
Présentez-vous au comptoir « visa on arrival » avant le contrôle d'immigration, aux aéroports de Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville ou aux principaux postes frontaliers terrestres. Il faut le passeport, une photo d'identité et 35 dollars en espèces, le compte exact de préférence. Comptez une vingtaine de minutes hors affluence. Demandez un visa de type E si votre séjour peut dépasser trente jours.


